Affiche 426x600 72DPI
Théâtre du Soleil,
Cartoucherie de Vincennes

d’Olivier Py

Jacques 2011 de la meilleure mise en scène

Un aventurier prend l’identité du prince d’Arcadie en exil, endossant son destin. Rapatrié par un petit groupe de conjurés idéalistes et un enfant silencieux, il part renverser le pouvoir déjà chancelant incarné par un vieux dictateur. Au cœur de cette lutte – entre sang et désenchantement – apparaît sur ses lèvres le sourire. Ce sourire est-il la réponse aux questions de l’humanité ou tout bonnement le fruit de son imposture ?

Distribution

Avec

Xavier BONADONNA
Marie CAHUZAC
Aurélien GABRIELLI
Benjamin GUILLET
Yohan GUION
Antoine HUMBERT
Sophie KIRCHER
Rémy LAQUITTANT
Philippe-André LORIN
François MICHONNEAU
Raphaël NAASZ
Antoine RAFFALLI
Sophie VAN EVERDINGEN

et la participation de

Béatrice AMAURY – Loulou HANSSEN – Charlotte NOIRY – Océane PIVOTEAU

Mise en scène Xavier BONADONNA

Assistant mise en scène Marie-Alix COSTE de BAGNEAUX – Julie LOUART

Scénographie Agnès de DECKER

Création décors Agnès de DECKER – Arthur LAMON

Création sonore Frédéric MAUVIEL – Pauline RAMBEAU

Régisseur Général Étienne SOULLARD

Régie Paul HOURLIER

Assisté de Enzo GIOVANNONI – Grigori RICHARD

Production

Théâtre du Chatelet
Pan !
Pariscope

Spectacle créé au théâtre de la Jonquière le 30 mars 2012

A propos

« Pourquoi parler d’étoiles et de métaphysique ? »

La Poésie comme réponse à la Vie, ce que Florian appelle vivre poétiquement, ainsi que la nécessité du théâtre, constituent un des éléments de réponse qui m’ont interpellé. Olivier Py ouvre dans cette œuvre, une troisième voie spirituelle qui réfuterait la philosophie et la religion : Pourrions-nous réellement jouir de l’instant présent si nous étions immortels ? C’est le sens que j’aimerais donner à ce projet. Interpeller et troubler par ces simples mots :  « Vivre suffit ! » .

Pourtant malgré la beauté de ce message, beaucoup de personnes que j’ai pu rencontrer se sont arrêtées à la violence de la forme et des situations qu’Olivier Py propose dans ses pièces, n’y déchiffrant aucun lien avec la joie, l’espoir ou l’amour. J’aime cette analogie avec l’architecture pour l’expliquer: Pour exprimer un dessin de façade, l’architecte utilise des ombres. Sans ombre, la façade écrasée de lumière perdrait tout volume, toute consistance, tout raffinement. De la même manière l’ombre seule voilerait toute la façade. C’est l’équilibre des deux qui crée l’architecture. L’ombre délimite la lumière pour la manifester.

Les étoiles d’Arcadie aborde également la question du pouvoir politique : d’où vient-il ? Quelle légitimité a-t-on pour gouverner ? On pourrait lire en Florian « Le prince » de Machiavel, digéré et intégrant la média-politique d’aujourd’hui. Florian par sa situation même d’imposteur est amené à jouer la représentation du pouvoir que lui offre son recul sur le contexte politique de l’Arcadie. De la même manière, l’ancienne figure du pouvoir, un vieux dictateur, n’est en réalité qu’un fantoche dirigé par un mafieux tout-puissant : Ferrare. La pièce invite ainsi à distinguer le « pouvoir de l’image » et « l’image du pouvoir », nous proposant à nous, citoyen, de s’interroger sur notre vie politique et de son rapport avec les milieux financiers.

Comment justifier le choix d’un tel texte sans en évoquer l’humour, subversif et grotesque, ainsi que l’autodérision de cette langue lyrique pourtant puissante. Le théâtre d’Olivier Py est un théâtre de l’excès, joyeux et forain, lyrique et baroque, exubérant et furieux. Il nous offre la promesse d’une véritable jouissance.